livresept2.gif Après avoir un peu ramé cet été niveau lecture où je n'ai lu qu'un roman de plage avec Vallauris Plage par Nicolas Rey, qui était plus que très moyen pour ne pas dire pas du tout inspiré, la rentrée m'a donnée envie de remettre le nez dans les bookins.
J'ai commencé septembre avec Peste de Chuck Palahnuik, son dernier roman en date, qui est une véritable bombe, une histoire addictive complètement déjantée dans un futur alternatif assez incroyable. Cherchant une nouvelle forme de narration pour chaque nouvelle histoire, l'auteur de FIght Club base son récit sur des interviews ou des notes de personnes ayant un rapport avec le protagoniste principal : Rant Casey. Une légende autour d'un homme, considéré comme un monstre pour certains, un dieu pour d'autre. Un univers bipolaire fou mais pas impossible, un hymne à l'ennui stagnant et à une mort glorifiée. C'est mon deuxième roman préféré de Palahniuk après Choke. Une vraie perle intelligente, prenante et qui laisse pensif même des semaines après l'avoir terminé.

Deuxième bijou lu dernièrement : Le Passage de la Nuit de Haruki Murakami. Je suis pas très objectif parce que je suis un amoureux dingue de Murakami que se soit Haruki ou Ryû. Pour le coup, il s'agit d'un Haruki ce qui signifie jazz, classe et douceur. Le roman est simple, étrange et pénétrant comme l'était les Amants du Spoutnik ou le cultissime Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, qui est un de mes livres préférés. L'histoire débute au début de la nuit, à l'heure où il n'y a plus ni train ni métro à Tokyo. Une sorte de caméra subjective raconte l'histoire de quelques personnages qui ont tous un lien obscur pendant une nuit complète. Un musicien bavard, une jeune étudiante japonaise qui parle chinois, sa soeur coincée dans un sommeil sans fin, un informaticien pervers et une gérante d'un Love Hotel ancienne catcheuse, voilà les personnages principaux de cette superbe nuit étrange dans laquelle on voudrait être impliquée. Et comme à chaque fois que les romans de Murakami se terminent, on ressent un petit pincement au coeur, comme si on avait perdu de vu des personnes que l'on connaît peu mais que l'on apprécie déjà.

Là, je lis Récit d'un Branleur de Samuel Benchetrit qui peine à me plaire. Je trouve l'histoire facile, le personnage principal pas attachant donc j'ai un peu de mal. A venir : God Save The France de Stephen Clarke, Bright Lights, Big City et Trente ans et des poussières de Jay McInerney

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